Moi je dis ça... Robert Fripp est le grand guitar hero des 70's
J’ai toujours rêvé d’être un guitar-hero. Pour moi c’était mieux que d’être président. Ca voulait dire être quelqu’un. Les guitar-hero ne sont pas des musiciens comme tout le monde, ils font ce qu’ils veulent et c’est parfois simplement pour les voir qu’on prenait un ticket pour leur groupe. Comme pour des sportifs de haut niveau, j’étais fasciné par leurs gestes, leurs manies, leur posture et chaque interprétation révélait des capacités hors du commun. Et pour moi, ces derniers devaient tous respecter un certain style : cheveux longs, chemises ouvertes, guitare au niveau de la taille et surtout, un mutisme à tout épreuve. Je concédais à certains, pour des raisons pratiques, qu’ils soient obligés de chanter de temps à autre, mais le pur guitar-hero était celui qui ne se met sur le devant de la scène que pour son solo. Évidemment, tout cela est très stéréotypé d’un point de vue musical : il faut un groupe de rock, de 4 ou 5 membres, assez ambitieux pour étirer ses morceaux et donn...