jeudi 7 octobre 2010

The Black Angels - Phosphene Dream

Les Black Angels sont de retour! Le groupe texan trône depuis 4 ans et son fabuleux premier album Passover au sommet de la vague de rock psychédélique qui s'est abattue sur le paysage musical de ces dernières années.Leur second album Directions to See a Ghost avait été encore plus sombre, mais manquait de ces riffs tonitruants qui ont fait le succès du premier. Une chose est sûre, les Black Angels ne changeront jamais de pochettes, car une fois de plus on doit subir une satanée illusion d'optique comme artwork. Mais passons. Phosphene Dream marque un certain renouvellement, bienvenu pour le groupe.

Au démarrage, "Bad Vibrations" m'a fait penser "Allez c'est reparti pour une resucée des deux premiers, mon avis est fait, à la prochaine!" Par conscience professionnelle, je poursuis, et ce qui suit reste bien dans la veine de ce qu'ils ont fait jusqu'à présent, c'est à dire des riffs répétitifs, une batterie qui tape fort et la voix sorti d'outre-tombe d'Alex Maas. Bref, ça fait toujours plaisir hein, mais c'est pas avec ça qu'on va avancer. Avec "Yellow Elevator", on sent pointer un certaine clarté dans les arrangements, et comme une influence de surf, mais en très saturé. Ça ressemble aux précédents albums, mais tout de même il y a quelque chose de différent, c'est déjà ça. 

Ça se confirme pour de bon avec "Sunday Afternoon", et son intro qui rappelle les Monks. Le tempo s'emballe, l'orgue se joint à la partie, on croirait entendre les chansons les plus légères des Doors. Parce que si pour l'instant la filiation était évidente, le groupe ne faisait que puiser dans les aspects les plus sombres de la bande à Morrison. Le son des Black Angels se fait beaucoup plus... dansant, oui. Et franchement, ça fait plutôt plaisir, parce qu'on a peu de groupes qui s'aventurent dans cette branche du rock 60's de nos jours. Bon après, c'est parfois ultra-pompé sur les standards de l'époque, comme dans "Telephone", qui reste néanmoins une bonne chanson.

En bref, le son des Black Angels évolue un peu, leur esprit s'éclaircit, mais il faut quand même avouer qu'une bonne moitié de l'album évolue dans le même registre que dans les précédents, et les changement sont très subtils. On est content d'entendre de nouvelles chansons de leur part, mais bon, au bout de quelques écoutes on a vite fait de réécouter Passover. Alors voilà, la nouvelle version des Black Angels montre une volonté d'évolution, mais qui demanderait à être plus travaillée pour être vraiment convaincante. Phosphene Dream s'écoute avec plaisir, mais le groupe est hanté par le brio déployé dans Passover qui reste leur principal point de répère - et vous me direz, c'est déjà pas mal. M'enfin, j'écoute quand même "Telephone" en boucle en ce moment.







A consulter également sur Le Choix de Mlle Eddie.

1 commentaire:

  1. Je chroniquerai rapidement l'album prochainement. Et je te rejoindrai sur le fond. Je n'y ajouterai qu'une chose, c'est qu'ayant -tout comme pour le précédent- enchaîné écoutes répétées de l'album et concert, je pense que leur musique, passablement pataude et un peu poisseuse sur chaîne hifi gagne, sur scène, en épaisseur, en longueur et en délire. Résolument un groupe à voir live!!!

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