jeudi 7 octobre 2010

Black Mountain - Wilderness Heart

Black Mountain est un collectif qui est à l'origine de beaucoup de très bonnes sorties ces dernières années, entre In the Future sous ce nom, et les productions des Pink Moutaintops ou Lightning Dust. Leur rock typé 70's avait étrangement enthousiasmé tout le monde il y a 2 ans. Avec des riffs qui défonçaient des portes ouvertes et de longs morceaux psychédéliques, In the Future sonnait comme un retour aux sources teinté de modernité tout à fait salvateur. C'est dire si leur nouvel opus était attendu.

C'est dire ma déception quand je me suis rendu compte, assez rapidement, que Wilderness Heart était un échec total. Là où auparavant ils développaient un rock qui vous prenaient aux tripes, ils font ici une sorte d'album hommage, sans plus aucune touche de modernité ou quoique ce soit qui faisait que la sauce prenait. Non, ici on est en face de caricatures. Je ne trouve absolument plus rien de ce qui me plaisait tant. Le riff de "Stormy High" avait beau être pompé sur Deep Purple, la chanson se reprenait grâce à la voix nonchalante du chanteur et un groove qui durait tout du long. Prenons "The Hair Song" maintenant. Riff pompé sur Led Zeppelin, version rock FM. La voix ? Une sorte de duo où le mec se prend pour un crooner et où la fille se contente de le soutenir en chantant plus fort et plus aigu derrière. C'est bien navrant.

Je ne vais pas détailler chaque morceau ainsi, ce serait long et fastidieux, mais comprenez bien mon propos. Il y a une limite entre une influence qui se ressent au détour d'un refrain ou d'un riff, de manière diffuse, et une influence qui sert de patron à la composition des chansons. Parce que si l'influence diffuse fait plaisir à l'auditeur averti, l'autre donne plutôt l'impression de se foutre de sa gueule. Je ne vous parlerait donc pas de "Let Spirits Ride" qui est un pompé de ce qui s'est fait de moins bon dans les 70's, et qui est le plus caricatural: le heavy metal. On n'est même pas dans du Black Sabbath là, on côtoie davantage Iron Maiden. Et je vous avoue que ça m'a fait mal d'entendre ça. Non pas que je n'aime pas Iron Maiden, mais j'aime bien qu'on les laisse à leur place.

Au final, que reste-il ? Une plâtrée de morceau inintéressants, dont "Old Fangs", "Buried by the Blues" ou "The Space of Your Mind", des morceaux carrément indigents, et deux morceaux qui relèvent le niveau "The Way to Gone" et "Sadie", mais aucun parmi ces deux là qui soit suffisamment intéressant pour donner envie de défendre l'album. Une grosse déception donc, on se demande encore comment ce même groupe qui avait trouvé la clé pour redorer le blason de ses ancêtres l'a perdue au point de vouloir à présent les déterrer, et sans succès qui plus est.







Pour nuancer, l'article de Lords of Rock, qui voit des qualités là où je vois des défauts. Même longueur d'onde cependant chez Le bal des vauriens et Playlist Society.

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