samedi 9 octobre 2010

Omar Rodriguez-Lopez - Tychozorente

Je sais pas pour vous, mais moi ça fait un moment que j'ai arrêté d'essayer de comprendre ce que faisait Omar Rodriguez-Lopez. Tellement de side-projects et de réalisations plus ou moins solos qu'on a du mal à faire la différence entre tout ça. Déjà l'an dernier El Grupo Nuevo de Omar Rodriguez-Lopez semait le trouble, même si l'album était plutôt bon. Cette année, on doit en être à 4 albums de la part du bonhomme. Une telle productivité est absolument inimaginable. Bon, déjà on sait qu'il ne passe pas beaucoup de temps à soigner les pochettes. Mais on a vite fait de penser qu'il enregistre tout ce qui lui passe par la tête, sans vraiment prendre le soin et le temps de faire un album travaillé. Pas de promo, albums en téléchargement quasi-gratuit (on paye ce qu'on veut), je sais pas, ça donne pas envie de se prendre la tête dessus. 

Alors moi je parle de Tychozorente parce que je tombe dessus, mais franchement, s'il ne me plait pas, je ne vais pas mettre en doute le talent d'Omar qui n'a pas pu y consacrer énormément de temps, et vice-versa, je ne vais pas m'acharner à défendre un album qui n'a de toute façon pas l'air d'être tellement important, de par le silence qui l'entoure. Mais tout de même, cet album a quelque chose de particulier. Si on connait Omar, c'est parce que c'est le génial guitariste gaucher d'At the Drive-in puis de Mars Volta, le mec qui sort des sons et qui compose des chansons qui n'imaginerait même pas en rêve. Bah là, c'est raté, il joue pas de guitare. Le peu d'information que j'ai pu tirer me disent qu'en gros, Omar chapeaute un peu le projet en programmant, bidouillant des claviers et ce genre de trucs. Première collaboration avec DJ Nobody également. Voilà. Un projet électronique donc, c'est toujours intéressant à écouter vu son milieu de départ.

Je préfère avertir: on n'est pas du tout ici dans de la musique électronique à la pointe de ce qui se fait en ce moment. On s'en rend compte dès "Los Siete Sermones a los Muertos". Y'a des sons electroniques et une boîte à rythme qui donne un côté un peu ambient, et une femme qui chante lentement, en anglais ou en espagnol. Pas de la musique dansante. En fait, la pochette reflète assez bien l'ambiance exotico-kitsch qui émane de l'album. Certains sons semblent tout droit sortis du catalogue d'effets spéciaux d'un mauvais film de science-fiction. Je ne parle pas du duo "La Paradoja Divina"/"Contra Suspiros" qui n'est qu'une longue plage, qui devient franchement lourde au bout d'un moment, avec ce texte lu en espagnol, qui est peut-être très beau, mais très long aussi.

J'ai retenu quelques morceaux qui m'ont paru intéressant tout de même, notamment "Piedras Y Ansiedad", qui montre un traitement du son un peu moins kitsch et mou que sur les précédents, qui est la principale chose à reprocher aux autres morceaux agréables, "Polaridad" et "El Todo". Alors est-ce que cet album était un simple essai, un exercice de style ? Ou est-ce vraiment une voie dans laquelle va se diriger Omar Rodriguez-Lopez à présent ? Je suis bien incapable de répondre, mais une chose est sûre, ce n'est pas la meilleure chose que j'ai entendu de sa part, et j'espère qu'il ne fait que s'amuser pour tester ses limites. 






En libre écoute ici, et chroniqué dans Toujours un coup d'avance.

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