dimanche 25 septembre 2011

Top 5: Scènes de films. Part 1: 1930-1969

Dans la lignée de mon éminent collègue Blake (Blake Edwards ? William Blake ? James Blake ? Blake Lively ? le mystère restera à jamais entier...) je décide de moi aussi parler des quelques films que j'aime bien, en faisant des Tops évidemment, sinon c'est pas drôle. Et comme c'est pas facile de choisir (ou juste de trouver une liste de films qui me convienne), je vais faire ça en 3 parties. Bon, c'est aussi un peu pour meubler, mais bon, on va faire comme si ça se voyait pas, un peu comme un épisode moyen dans une série, ça avance pas mais on reste fidèle. Bref, voici 7 scènes de films des années 30 aux années 60 (oui parce que je suis pas méga calé sur cette période du haut de mes 21 ans, et je me souviens plus des films expressionnistes allemands des années 20 que j'ai vu... Donc je fais un liste pour 40 ans, alors qu'après ce sera une liste pour 20 ans).


The Misfits - John Huston (1961)
J'en ai déjà parlé il y a peu, donc pour aller vite, il y a quelques raisons pour trouver ce film génial: Marilyn Monroe, et John Huston, réalisateur et metteur en scène brillant, symbole de l'âge d'or d'Hollywood. J'aurais pu choisir les films plus classiques, mais il n'y avait pas Marilyn Monroe, ni ce charme étrange du scénario, à la charnière entre deux époques.

Il y a deux scènes qui ont mes faveurs dans ce film: la première est celle ou Marilyn Monroe joue au tap ball pendant plusieurs minutes avec tout un tas d'hommes en train de picoler et de miser de l'argent autour, et la seconde, plus classique et dramatique, que voilà:



It Happened One Night - Franck Capra (1934)
Avec un Clark Gable plus jeune et plus fringuant, qui invente le personnage de Bugs Bunny avec une coolitude légendaire. Une proto-comédie romantique savoureuse:



Rear Window - Alfred Hitchcock (1954)
Pourquoi ? Parce que James Stewart + Grace Kelly par Hitchcock. Ca se passe de commentaires. Difficile de sélectionner une scène (d'autant qu'on en trouve peu sur Internet), donc on se contentera de ça:


Freaks - Tod Browning (1932)
Ce film est parfait. Il a tout ce qu'on pouvait demander à un film à l'époque, et même plus que ça: de l'humour, de la romance, de l'action, du suspense, un petite morale pour bien faire et surtout, beaucoup d'audace. Les freaks nous entraînent dans un monde surnaturel avec plusieurs scènes qui hissent "La monstrueuse parade" au rang de film culte, bien avant les génies de l'étrange qu'on connait depuis la fin des années 70:


Freaks V.O.S.T (Tod Browning) par yvon62100

The Night of the Hunter - Charles Laughton (1955)
L'esthétique et les personnages de ce film sont tellement bien ficelés que chaque scène est plus marquante que la précédente. Du discours de Robert Mitchum sur l'amour et la haine aux diverses scènes de meurtre, tout reste imprimé dans votre mémoire. En ce qui me concerne c'est particulièrement cette scène:



Baisers Volés - François Truffaut (1968)
Grâce à l'excellent Jean-Pierre Léaud, la série des Antoine Doisnel est un monument du cinéma français (au moins les deux premiers films). L'acteur enfant nous avait servi quelques scènes brillantes, et c'est ici dans un registre plus léger qu'on le retrouve, toujours à côté de la plaque, toujours lui-même, avec la sublime Delphine Seyrig, pour un hommage aux romans de Balzac et Flaubert:



Blow Up - Michelangelo Antonioni (1966)
Nathan serait bien plus prolixe que moi sur le sujet, même si je suis bien plus adepte de la période américaine du réalisateur que de sa période italienne (j'entends "Sacrilège !"). Bref, Blow Up c'est un peu comme Rear Window 15 ans après, avec tout ce que cela implique sur le fond et la forme. Ma scène préférée n'est pas disponible (avec ce dialogue: « I'm fed up with those bloody bitches. I wish I had tons of money. Then I'd be free - Free to do what? »), mais qu'à cela ne tienne, elles sont toutes dignes d'intérêt, en particulier celle-ci (ne comprendrons que ceux qui auront vu le film):



Pierrot le Fou - Jean-Luc Godard (1965)
La Nouvelle Vague dans ce qu'elle a de plus agaçant, beaucoup moins soft que celle de Truffaut. Oui, mais malgré tout ce que ce film et ce réalisateur portent de connotations négatives aujourd'hui, Pierrot le Fou fut et reste pour moi une vraie sensation cinématographique. Grâce à ce Belmondo là, évidemment, et puis grâce à Anna Karina, et à tout les détails qui rendent ce film inoubliable:

2 commentaires:

  1. Super ! De voir cette formule de liste cinéma se balader de blog en blog est assez réjouissant, un principe "marabout'd'ficelle" car l'idée vient de chez Benzine
    http://www.benzinemag.net/2011/06/07/10-films-de-chevet-de-jean-baptiste-doulcet/ et du Hop Blog de Benoît
    http://hop.over-blog.com/article-10-films-de-chevet-78662142.html
    Un beau choix de films sans faute avec 2 de mes préférés (Rear Window, Night Of The Hunter) et des indispensables (Capra, Truffaut, Godard, Huston) preuve que la cinéphilie ne se perd pas dans la jeune génération :-)

    Sinon, merci pour le clin d'oeil et s'il y a bien pléthore de Blake (William, Perry, même Blake & Mortimer) j'avoue n'avoir pas pensé à la blonde miss Lively, mais elle est la bienvenue ! :)

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  2. J'ai toujours aimé faire des tops, mais ça ne me surprend pas que d'autres y aient pensé avant moi !
    Je m'en sors pas trop mal pour cette liste là, mais pour la prochaine je trouve mes lacunes encore plus flagrantes... Ca restera incontournable quand même bien sûr !

    Quand à Blake Lively, elle a beau participer au show le plus insupportable diffusé actuellement, elle sort quand même avec Di Caprio ! (voilà pour la caution people) Bon après elle se prend en photo nue, mais cela ne nous regarde pas... (voilà pour la caution sexy)

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