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Battles - Gloss Drop

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Il y a des musiques proprement spectaculaires, de celles qui vous marquent à vie ou vous vident simplement la tête de manière éphémère, comme une sortie au cirque. Ça me rappelle l'histoire d'un jongleur. Il était très apprécié car il avait une technique bien particulière. Il s'enfermait dans un grand cube de verre, lui-même monté sur une sorte de trampoline, et il jonglait avec des objets pour le moins inhabituels. Imaginez une étoile en trois dimensions, comme un oursin un peu grossier. Elle était faite de cristal, remplie d'eau ou d'autre liquide et contenait une petite boule de caoutchouc. Et il jonglait avec ces étranges objets. Souvent 3 ou 4, parfois plus. Et c'était un spectacle fascinant, on le voyait dans son cube de verre en train de jongler comme personne, et les légers reflets des parois donnaient une impression de multiplicité qui rendait le numéro encore plus stupéfiant.  Mais ce qui l'avait rendu célèbre ce n'était pas tant son jonglage ...

Vite fait bien fait: Stendeck / Robag Wruhme / Enabl.ed

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Ça faisait un moment que l'on avait pas parlé de musiques électroniques ici, mais ça ne veut pas dire que les derniers mois ont été pauvres dans le domaine. La preuve par 3 avec mes derniers coups de cœur. Chacun d'eux aurait mérité un article à part entière, mais mon amateurisme en la matière ne me permet pas de disserter aussi longuement sur des disques électroniques, aussi bons soient-ils. Voici donc les 3 d'un coup. Enabl.ed - Modules Fail Qu'est ce qu'on aime dans l'IDM ? On aime les claviers venus d'ailleurs, les sons hachés, les beats incompréhensibles, on aime que ça perturbe notre équilibre mental. Et bien on a tout ça dans Modules Fail , le deuxième album de Jimmy Batista, officiant sous le nom d'Enabl.ed. Derrière les mélodies de « odeq2 » viennent se nicher des beats déconstruits, comme des accès de violence contenus. Tout l'album fonctionne sur cette dichotomie, et Modules Fail balance parfois violemment entre le très onirique (« It...

Top of the Folk: Kurt Vile / I Come from Pop / NFL3 @ L'Antipode, Rennes

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Le festival Top of the Folk n'a pas très bien porté son nom hier soir à l'Antipode. La soirée a pourtant commencé de façon très conventionnelle. Comme d'habitude, je suis arrivé bien trop en avance, ce qui m'a valu la peine de voir défiler devant moi tous les privilégiés avec leur pass autour du cou. Du bénévole au technicien, de l'accrédité au groupe de lycéens qui devaient interviewer les artistes (ils étaient déjà aux Trans les salauds), je ne suis entouré que de gens d'exceptions. Et je me sens un peu marginalisé avec mon billet payé au prix unique, même pas de réduction étudiant. Comme d'habitude, on retrouve sensiblement les mêmes personnes, ce qui donne l'impression étrange que les concerts sont organisés seulement pour ce groupe de passionnés qui se déplacent systématiquement aux soirées de l'Antipode. Et comme d'habitude, le big boss de la Route du Rock est là, parlant à qui veut bien l'écouter. L'occasion d'en apprendre un p...

Vite fait bien fait: Miles Kane / Fleet Foxes / Cornflakes Heroes

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Miles Kane – Colour of the Trap On connaissait Miles Kane comme le mec qui avait profité du succès de son pote Alex Turner (des Arctic Monkeys) pour sortir un très bon album avec lui sous le nom de Last Shadow Puppets, et un album un peu moins bon, ou du moins inégal, avec son groupe de toujours, The Rascals. Tout cela est derrière lui maintenant, et il se lance dans une carrière solo avec un premier album, Colour of the Trap . Musicalement, on est assez loin de ses deux projets précédents, qui avait tous les deux vocation à servir de bande-originale pour des films imaginaires. Ici, Miles Kane nous sert un pop rock dans tout ce qu'il a de plus conventionnel et intemporel. Pas de références trop lourdes, juste celles du rock anglais de toujours.  On navigue dans un album très homogène, aux chansons aussi rapidement attachantes que faciles à oublier. L'anglais a lissé sa musique, et si Colour of the Trap est globalement meilleur de Rascalize , il n'a cependant pas le charme...

Gang Gang Dance - Eye Contact

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Gang Gang Dance est un groupe expérimental. Ceci n'est pas une accroche digne d'un mauvais article de Wikipedia, mais le principal constat que l'on fait après avoir écouté le dernier album du groupe, Eye Contact . Ce n'est pas qu'ils font de la musique expérimentale, c'est que chacune de leur prestations est vécue comme une expérience. Les spectateurs sont des cobayes, et la scène un laboratoire. A priori, on pourrait facilement les prendre pour des scientifiques du dimanche: ils viennent de New-York, ils ont sorti leur dernier album chez Warp et leur musique est aujourd'hui on ne peut plus ancrée dans la mode musicale du moment. Sauf que tout cela n'est que malheureuses coïncidences. Sans en avoir l'air, Gang Gang Dance est le principal instigateur de cette esthétique « tribale électronique » qui sévit sur les ondes depuis quelques années. Aujourd'hui, quand un groupe pop sonne « expérimental », il sonne avant tout comme Gang Gang Dance. Eh ou...