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West Side Story

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     Comme le disait la désormais célèbre Rebecca Black dans son tube planétaire : « Gettin' down on Friday / Everybody's lookin' forward to the weekend / Partyin', partyin' (Yeah) / Partyin', partyin' (Yeah) / Fun, fun, fun, fun ». Il est donc normal qu'en ce jour je m'intéresse à quelque chose de fun. Car, à force de lire, d'écouter et même d'écrire des choses de plus en plus sérieuses sur des sujets parfois très futiles, on a tendance à oublier que le fun, la désinvolture, l'absence de réflexion est quelque chose qui existe et, il faut le dire, qu'on aime plutôt beaucoup. Pourtant, combien de choses funs nous tombent dessus chaque année ? Hm ? Assez peu à vrai dire, les rares parvenant à passer entre les mailles du filet finissant irrémédiablement par tomber dans l'un ou l'autre des grands conteners de la pensée : l'amusant qu'on regarde de haut et le drôle mais plutôt subtil quand on s'y intéresse un peu. Las,...

Breaking Bad: When the sun goes down

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[Taux de spoilers probablement supérieur à 40%]          « Maybe he flew too close to the sun ». Furieux de l'attitude de Mike envers lui, Walter se compare indirectement au soleil par cette remarque sibylline, beaucoup plus symbolique des enjeux de cette saison qu'on ne le réalise à la fin de ce troisième épisode. Quelques semaines plus tard dans l'épisode « Say my Name », Walter rencontre un narcotrafiquant au milieu du désert. Le soleil est à son zénith, et l'ancien professeur de chimie n'a jamais paru aussi sûr de lui. En pleine possession de ses moyens, il rayonne et éclipse toute personne qui viendrait s'opposer à ses désirs. Sa métamorphose est enfin complète, Walt est le boss, il le sait et le fait savoir. Cette quête du pouvoir comme une ascension au dessus des autres a traversé cette demi-saison remarquable pour culminer à ce moment précis, avant-dernier épisode qui -comme ses homologues avant lui- amorce un virage décisif....

Memento

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     En ces périodes de tops, je vais régulièrement voir ce que les voisins ont apprécié, plus pour continuer à me rattraper sur ce qui est sorti cette année que par souci de comparaison. Quel autre intérêt peut-on d'ailleurs y voir ? Railler le classement de tel ou tel magazine sur Twitter ne m'a jamais apporté beaucoup de satisfaction, alors regarder les tops d'autres blogs pour se complaire dans son propre classement, très peu pour moi. On a bien compris que certains étaient plus mainstream que d'autres, mais je n'ai que très peu d'intérêt pour ce genre de considérations, comme je l'ai déjà dit il y a peu.      C'est donc chez l'ami Panda Panda que je me suis retrouvé, et son n°2 m'a rappelé que lui et moi étions de précoces amateurs des Cloud Nothings à leur débuts , ayant ensuite été relativement déçu par le passage du recueil de chansons à l'album. J'avais d'ailleurs bien fini mon dernier article les concernant en étant...

Back to the future part 3: Chestnuts

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     Quand on traîne un peu sur Internet à la recherche des dernières sorties, on tombe le plus souvent sur trois catégories de productions : celles qui font le buzz, venant de groupes à peine connus sur lesquels il faudra s'être fait un avis (cf. deuxième partie de ce bilan) ; celles des groupes qui doivent confirmer, après une séries d'albums qui n'avaient pas connu un grand succès ou au contraire après avoir connu un gros buzz ; enfin, celles des groupes un peu en dehors du circuit, qui sortent des albums avec une régularité surnaturelle, atteignant toujours le seuil des bons albums, ceux qu'on attendait. Leur présence dans les tops de fin d'année est si évidente qu'on oublie parfois de les mentionner, pourtant ce serait leur faire injure que de passer à coté des pierres qu'ils ajoutent patiemment au somptueux édifice que devient leur carrière. Merci à vous de ne jamais décevoir, et à la prochaine. 

Back to the Future part 2: Spotlights

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     Tous ceux qui connaissent ce blog savent bien que je ne suis pas underground à tout prix. Vous avez eu le loisir de découvrir la face cachée de mes coups de cœur de l'année dans la première partie de mon bilan , voici maintenant l'autre face, celle qui a été sous les projecteurs durant toute l'année. Tous ces albums qui ont été attendus avec impatience, sur lesquels on s'est jeté dès le premier leak pour en faire immédiatement le chef-d'oeuvre de la décennie ou qu'on a pris en exemple pour se démarquer de la masse des gens qui écoutent ce que les magazines influents leur disent d'écouter. Ces albums vous définissent dans le monde des amateurs de musique, ils créent le clivage entre les suiveurs et les défricheurs, ils font de vous un mouton ou un snob. On en a beaucoup parlé, le plus souvent pour affirmer sa posture davantage que pour marquer ses goûts. Et comme je ne prétends pas faire partie des esprits supérieurs qui peuplent Twitter et une partie d...